Emilie Bransac, de son nom d’artiste vit et travaille dans le Pays de Retz en région nantaise.
Après avoir suivi des cours aux Ateliers Penninghen à Paris en expression graphique, arts appliqués et acquis un DNAP aux Beaux-Arts de Nantes en 2009, Emilie Bransac se définit plasticienne-dessinatrice sur trames textiles, utilisant fils et aiguille.
Gardant comme contrainte son principe de dessiner sans jamais lever la pointe, comme quand elle faisait ses dessins dans la marge de ses cahiers, elle poursuit son dessin au fil à l’endroit où le précédent s’est achevé.
Le support textile devient page de croquis, elle garde les traits de constructions et aime également faire un clin d’œil à la peinture en laissant fuir quelques fils de couleurs vers le hors-champs…
L’idée jaillit selon l’inspiration et les volumes qu’inspirent les matières recyclées disponibles.
Il n’y a pas de dessin préparatoire.

Travaillant principalement autour du corps et de sa relation à l’espace, l’artiste adoptera sur une réalisation les caractéristiques du dessinateur , pour une autre, la liberté du peintre-coloriste ou encore celles du sculpteur.

Tous les matériaux tramés, glanés et récupérés deviennent supports de représentations figuratives
Selon les besoins de la création en cours, le trait passe volontiers de techniques conventionnelles comme celles de la couture, de la broderie, du tissage, du tricot,…sur la piste de savoirs-faire, aboutissant à une expression contemporaine textile tendant vers l’abstraction des formes et des volumes.

Cette technique allie également les principes de l’origami, de superpositions de transparences et d’ombres portées.

Que ce soit dans les grandes représentations aux lignes mouvantes sous la lumière, douces ou nerveuses ou dans les croquis subtils et vigoureux, le regard du spectateur est guidé sur de nouveaux territoires, d’un point de vue technique, graphique et plastique.
L’inspiration de la brise passagère et la course du soleil dévoilent, révèlent ou atténuent les perceptions visuelles du trait et des volumes jusqu’à produire une vibration de l’ensemble de l’oeuvre.

L’effet visuel diffère selon l’heure de la journée du fait de l’éclairage naturel ou artificiel par rapport à l’obscurité de l’environnement.

Tel le sourire du chat « d’Alice aux pays des merveilles » de Lewis Caroll, l’image apparaît, disparaît….et donne l’illusion de….,à la limite du palpable.

Pour que sculpture et dessin ne soient plus qu’un fil…